5 étapes pour questionner une pensée anxieuse
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Quand l'anxiété monte, une pensée s'impose souvent avec l'air d'une évidence. La méthode ci-dessous ne cherche pas à te convaincre du contraire : elle t'aide à examiner cette pensée avant de la croire sur parole.
Les 5 étapes
- Écris la pensée telle qu'elle vient, sans l'arranger.
- Mesure ta conviction : à combien de 0 à 100 % y crois-tu, en ce moment ?
- Cherche les preuves pour, puis les preuves contre. Reste sur des faits, pas des impressions.
- Prends du recul : que dirais-tu à un·e ami·e qui aurait la même pensée ?
- Formule une pensée plus équilibrée, puis réévalue ta conviction initiale.
Un exemple
Pensée de départ : « Je vais rater ma présentation et tout le monde va se moquer de moi » (conviction : 80 %).
- Preuves pour : je suis stressé·e, et j'ai peur d'oublier mes mots.
- Preuves contre : j'ai déjà présenté trois fois et ça s'est passé correctement ; je me suis préparé·e ; mes collègues ont plutôt été bienveillants.
- Regard d'un·e ami·e : « C'est normal d'être stressé·e, tu es prêt·e. »
- Pensée plus équilibrée : « Je suis stressé·e, mais je suis préparé·e. Même si un passage se passe moins bien, cela ne remettra pas tout en cause. » (conviction initiale : 40 %).
À retenir
L'objectif n'est pas de supprimer l'inquiétude, mais de retrouver un peu de distance avec elle. Plus tu t'exerces sur des situations ordinaires, plus ce réflexe devient accessible quand c'est difficile. Si tes inquiétudes sont envahissantes ou durent depuis longtemps, n'hésite pas à en parler à un·e professionnel·le.